Fin de mission Ehpad : mes enseignements

J’ai passé le mois d’avril en mission de renfort infirmière en Ehpad de nuit.

Une belle aventure, même si elle n’était absolument pas prévue dans mon planning 2020…

Passer du marketing, de retour d’un séminaire dans la Silicon Valley pour préparer l’avenir à la maison de retraite…. vous avouerez qu’il faut avoir l’esprit d’adaptation…

Reset marketing dans la tête, place à la mémoire du métier d’infirmière…

Mais étonnement, j’ai :

  • soigné une collègue qui souffrait grâce à un soin énergétique…
  • j’ai coaché une collègue qui stressait dans sa vie et son entourage,
  • j’ai aidé les personnes âgées à se calmer grâce à la méditation, au toucher, à l’amour,
  • j’ai aidé des patients décédés à faire monter leur âme là-haut…
  • j’ai donné des conseils à des collègues qui voulaient augmenter leur fin de mois financière…

tout ceci a été possible grâce à mon vécu, notamment celle enrichissante de ces dernières années.

J’ai même un message à faire passer aux responsables d’Ehpad, aux écoles d’infirmière, aux écoles d’aide-soignantes, sur l’aide à la gestion de la mort. Je constate que rien n’a évolué depuis 30 ans, que l’équipe en place espère toujours que le décès tombera sur l’équipe suivante.

Il faut savoir que mourir en Ehpad en période de Covid est en plus violent à gérer. Déjà que la famille peut à peine venir, sauf dérogations. Les enfants arrivaient à passer dans l’après-midi avant le décès, c’est peu pour un mourant. Il faut savoir qu’en plus il y a un protocole “décès patient Covid” : pas de toilette mortuaire, on place dans un sac, et les pompes funèbres viennent chercher le défunt pour le mettre direct dans un cercueil. Pas de deuil possible pour la famille, pas d’aide à l’âme de monter au ciel (ce n’est pas pour rien que les veillées mortuaires existaient avant), pas de messe de recueillement et d’accompagnement. Comment arriver à faire son deuil dans ce cas ? Si la famille n’a pas pu voir le mort ?

Je ne sais pas ce que va donner l’avenir, l’impact sur les gens, mais c’est très triste.

Je ne pouvais pas ne pas rien dire et retourner à mes activités comme si de rien n’était.

Et je dis aussi dans cette vidéo que les “petits vieux” sont parfois aigris et mal aimable. Vous ne pensez pas que c’est un peu normal ? Etre enfermé dans cette maison de retraite en attendant….. quel est votre projet de vie motivant ? Il n’y en a plus.

Le personnel soignant, humain, mais avec ses limites, peut parfois aussi s’énerver. J’ai pu constater qu’avec des mots d’amour, du tactile, du massage, de la respiration, j’arrivais à calmer ces personnes qui obéissaient ensuite. Et si l’amour était à remettre au centre du soin, et le rappeler aux équipes ?

Je me porte volontaire pour tous ces sujets ! A bon entendeur !

tristique elit. sed neque. Praesent consectetur dictum Retour haut de page