Entretien avec Fanny Debruyne, Yoga Instructor

Yoga instructor et masseuse

« Je suis partie à l’étranger à 18, à Mexico, pendant 6 ans, dans l’évènementiel. J’ai fait une école de commerce, mais je n’avais pas l’approche communication. J’ai appris sur le tas, dans le Mexique. Vers la fin, même si j’étais passionnée, j’ai réalisé que ce que j’allais faire était pour les marques pour lesquelles j’ai bossées, pour l’extérieur. Mais je me suis dit qu’encore une fois c’était pour les autres, une énergie vers l’extérieur mais pas pour mon énergie personnelle.

Une première prise de conscience. Quand je suis partie sur la Côte Caraïbe, sans évènement dans la com’, j’ai pris un travail de responsable de club de plage, mais pas du tout mon truc à moi. C’était une période où j’étais un peu paumée, je regardais la mer et je me demandais ce que j’allai faire.

Qu’est-ce que j’ai aimé dernièrement qui m’a fait du bien ? J’avais passé mon premier niveau de plongée et j’avais beaucoup aimé. Peu de temps après, j’ai trouvé une annonce dans la plongée. J’ai été embauchée et je suis arrivée en Inde puis en Thaïlande pour continuer de me former. L’Inde m’a impressionnée, j’y suis restée 6 mois et j’ai découvert tout l’envers du décor du yoga. J’ai laissé tomber la plongée. Pendant 7 ans, je me suis formée entre l’Inde et la Thaïlande. J’ai énormément exploré la méditation, maintenant je fais des stages de silence.

Il est bon d’explorer chez soi : qu’est-ce qui m’a fait du bien ? De la musique ou autre. Il faut écouter ces petites choses, et progressivement, on va commencer à voir de plus en plus clair. « 

3 pépites 

1 – Se reconnecter à ce qu’on aime sans but :

On a du mal à le faire à cause de notre éducation qui passe par le mental, et donc on ne sent plus ce qu’on aime faire. Il faut donc commencer tout petit, dans les détails de la vie. Notre corps donne toujours des informations qu’il faut apprendre à écouter. 

2 – La patience :

Plus on avance en 2019, plus tout s’accélère. Il faut reprendre goût à la patience. Il faut regarder la nature qui ne change pas du jour au lendemain : la fleur met du temps à être magnifique.

On a tendance à regarder tout en haut de la pyramide, de regarder loin du coup on se décourage car on avance trop vite. Il faut regarder une marche à la fois, chaque jour, et on arrive en haut de la pyramide tout doucement. 

3 – La confiance en la vie

Cela ne se fait pas du jour au lendemain, car on ne laisse pas suffisamment d’espace à la vie.

Il faut que la vie puisse s’installer et qu’elle amène des choses auxquelles on n’avait pas pensé. On s’aperçoit que c’est une loi universelle : plus j’avance, plus la vie en fait 10 pour moi, mais je suis obligée de faire le premier.

Mais je dois donner la direction sinon elle ne sait pas où nous emmener. Pour moi il n’y a pas d’erreurs, mais que des pistes. J’ai démarré par la plongée, je ne savais pas où ça allait m’emmener, mais j’ai suivi les signes de la vie, et la suite arrive.

Quand on ne mentalise pas un résultat final, on peut être surpris de tout ce que la vie peut nous apporter. C’est incroyable. Laissez faire. L’humain est une extension de la nature. Un arbre va faire une floraison, puis les fruits. Nous sommes une extension de cela. La nature nous amène vers notre propre floraison. Tout est dans le lâcher prise. Il faut laisser faire.

Mais aussi OSER.

Je fais mon pas dans le vide, j’y vais, et je m’aperçois que la vie me met toujours le support en dessous. Je peux aller de plus en plus vite, car il y a toujours la soupape, et  je n’ai plus peur de rien. 

Je vous conseille d’aller écouter la suite de l’interview qui s’est un peu prolongée sur les signes de la vie.

Son site : www.fannyogini.com

Facebook, Instagram, Linkedin : @fannyogini

Pour voir l’interview en entière :

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